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Enora BODIN
Docteur en Science Biologie et Naturopathe en Santé féminine
J'ai décidé de me tourner vers la Naturopathie pour accompagner les femmes. Forte de mes études universitaires (année de médecine puis parcours en Biologie Santé) et de ma curiosité pour la santé naturelle, je propose une naturopathie moderne et scientifique pour un accompagnement complet avec douceur et empathie.
Je propose des séances à distance par visio où que vous soyez en France ou dans le Monde. J'exerce également par en présentiel à Lalinde (à 20 minutes de Bergerac), mais aussi une fois par mois au Bugue (à 30 minutes de Sarlat).
Adénomyose : la comprendre et soulager naturellement
Réponse rapide : L’adénomyose est une pathologie utérine où les cellules de l’endomètre s’infiltrent directement dans le muscle de l’utérus (le myomètre). Cela provoque une inflammation locale sévère, des douleurs pelviennes intenses et des règles hémorragiques.
Pour soulager naturellement l'adénomyose, la naturopathie recommande une alimentation anti-inflammatoire, le soutien des fonctions du foie, et l'utilisation de plantes antispasmodiques spécifiques comme l'achillée millefeuille. Les premiers effets se mesurent généralement sur 3 à 6 cycles. Aucune approche naturelle ne fait disparaître les lésions : l'objectif est de réduire l'inflammation, le volume des saignements et la douleur.
Vous avez l'impression de vivre un calvaire mensuel ?
Des règles d'une violence extrême, des saignements très abondants, un ventre gonflé au point de paraître enceinte de quelques mois...
Vous vous sentez épuisée et seule face à ces bouleversements intimes. Ma mission est de vous aider à comprendre ce qui se passe dans votre corps et à retrouver un équilibre physique, émotionnel et hormonal de façon durable.
Longtemps considérée comme une maladie de la femme de plus de 40 ans ayant déjà accouché, l'adénomyose est en réalité bien plus fréquente qu'on ne le pensait. Les études d'imagerie récentes retrouvent des signes d'adénomyose chez 20 à 35 % des femmes symptomatiques, et chez près d'une jeune femme sur cinq consultant pour des règles très douloureuses. Cette variation énorme des chiffres dit quelque chose d'essentiel : l'adénomyose est massivement sous-diagnostiquée.
Face à elle, la médecine conventionnelle propose généralement la pilule en continu, la pose d'un stérilet hormonal, ou l'hystérectomie (ablation de l'utérus) en tout dernier recours. D'ailleurs le diénogest (progestatif) et les analogues de la GnRH font partie de l'arsenal actuel et sont souvent proposés avant l'hystérectomie.
Ces traitements sont efficaces et parfois indispensables. Mon rôle n'est pas de vous en détourner, mais de travailler sur le terrain inflammatoire, digestif et hépatique qui les accompagne, que vous choisissiez ou non de les prendre.
Ce guide complet a pour but de poser des mots clairs sur la souffrance de votre utérus. Il vous livre les clés naturopathiques fondamentales pour réduire l’inflammation, réguler vos saignements et vous accompagner avec douceur et empathie vers un quotidien plus serein.
Qu'est-ce que l'adénomyose exactement et quels sont ses mécanismes biologiques ?
L'adénomyose se caractérise par l'infiltration anormale de cellules de l'endomètre (la muqueuse qui tapisse l'intérieur de l'utérus) à l'intérieur du myomètre (le muscle utérin). À chaque cycle menstruel, sous l'effet des hormones, ces cellules saignent directement dans le muscle. Cela provoque une inflammation locale constante et un gonflement très douloureux de l'utérus.
La zone jonctionnelle, la "frontière" qui cède
Entre l'endomètre et le myomètre existe une zone de transition très particulière, appelée zone jonctionnelle (ou archimètre pour les intimes…). C'est une zone qui a un rôle bien plus important que celui de frontière anatomique : c'est la couche musculaire qui génère les contractions utérines fines et rythmées du cycle et notamment celles qui aident les spermatozoïdes à remonter, puis qui évacuent les règles.
Chez les femmes atteintes d'adénomyose, cette zone est épaissie et désorganisée. C'est d'ailleurs le principal critère diagnostique en IRM : une zone jonctionnelle supérieure à 12 mm est fortement évocatrice (actuellement les seuils IRM usuels sont < 8 mm normal, 8–12 mm douteux, > 12 mm évocateur).
Le modèle physiopathologique le plus documenté aujourd'hui, proposé par Leyendecker, s'appelle la théorie du "traumatisme tissulaire et réparation" (TIAR). Il décrit un cercle vicieux :
- Des micro-lésions répétées se produisent à la jonction endomètre–myomètre (hyperpéristaltisme utérin, grossesses, gestes chirurgicaux, curetages, césariennes…).
- La réparation de ces micro-lésions active l'enzyme COX-2 et la production de prostaglandine E2 (PGE2) — donc de l'inflammation et de la douleur.
- La PGE2 stimule localement l'expression de l'aromatase et de la protéine StAR : le tissu lésé se met à fabriquer ses propres œstrogènes.
- Cet œstradiol local augmente l'expression des récepteurs à l'ocytocine, donc les contractions utérines.
- Ces contractions renforcées créent de nouvelles micro-lésions. La boucle est bouclée, et elle s'auto-entretient.
⁉️ Pourquoi c'est capital à comprendre : votre prise de sang hormonale peut être parfaitement normale alors que votre utérus, lui, baigne dans un excès local d'œstrogènes. C'est l'une des raisons pour lesquelles tant de femmes s'entendent dire "vos bilans sont bons" alors qu'elles souffrent. L'excès d'œstrogènes n'est pas dans le sang, mais dans le tissu.
Autre point important : dans les lésions d'adénomyose, l'expression du récepteur à la progestérone (surtout l'isoforme PR-B) est diminuée. Autrement dit : même quand la progestérone est présente, le tissu ne "l'entend" plus correctement. C'est pour cela qu'une supplémentation ou une stimulation naïve de la progestérone ne suffit jamais à elle seule, et pourquoi le travail sur l'inflammation est prioritaire.
Quelle est la différence entre l'adénomyose et l'endométriose ?
L'endométriose se développe à l'extérieur de l'utérus (ovaires, péritoine, intestins…). L'adénomyose, quant à elle, est strictement localisée dans le muscle de l'utérus. On l'appelle d'ailleurs parfois endométriose interne. Les deux pathologies sont très souvent associées chez la même patiente.

🧷 Quelques chiffres : l’adénomyose est retrouvée chez 25 à 70 % des femmes atteintes d’endométriose, et chez 49 à 66 % de celles ayant une endométriose profonde. Inversement, une méta-analyse de 2024 retrouve un risque d’endométriose plus de trois fois supérieur chez les femmes ayant une adénomyose.
Il existe deux formes cliniques de la maladie :
- La forme diffuse (les lésions sont réparties sur tout le muscle utérin, épaississant l'utérus de manière globale).
- La forme focale (les lésions sont localisées à un endroit très précis du myomètre, prenant la forme d'un adénomyome).
Cette distinction est importante car la forme focale peut être confondue avec un fibrome à l'échographie, ce qui explique certains diagnostics tardifs ou erronés.
Quels sont les principaux symptômes qui doivent vous faire penser à l'adénomyose ?
- Des règles très abondantes (ménorragies avec la présence de gros caillots de sang, obligation de doubler les protections hygiéniques, risque majeur d'anémie par carence en fer…).
- Des douleurs pelviennes intenses (dysménorrhées avec des crampes utérines violentes pendant les règles, douleurs sourdes tout au long du mois ou au moment de l'ovulation…).
- Des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie profonde directement liée à la congestion et au gonflement de l'utérus…).
- Un gonflement abdominal inconfortable (le fameux "Endo belly" ou ventre de femme enceinte, dû à l'inflammation chronique du bassin…).
- Fatigue disproportionnée (souvent liée à la carence martiale plus qu'à la douleur).
- Essoufflement à l'effort et pâleur (signes d'anémie).
- Troubles urinaires ou digestifs cycliques.
- Douleurs lombaires basses.

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🩸Mes règles sont-elles vraiment trop abondantes ? Les repères objectifs
La question la plus difficile, c’est qu’on n’a aucun point de comparaison : on ne voit jamais les règles des autres. Le seuil médical est de 80 mL par cycle, mais personne ne mesure son sang… Voici donc les critères pour déterminer des flux menstruels anormalement abondants :
- Vous changez de protection (maxi) en moins de 2 heures, plusieurs fois par jour.
- Vous devez doubler les protections (coupe + serviette, tampon + serviette).
- Vous vous levez la nuit pour changer de protection.
- Vous expulsez des caillots de plus de 2,5 cm (taille d'une pièce de 2 €).
- Vos règles durent plus de 7 jours.
- Vous avez déjà eu une ferritine basse ou une anémie.
- Vous organisez votre vie (travail, sport, sorties) autour de vos règles.
Si vous cochez deux items ou plus, vos règles semblent dépasser le seuil du simple flux abondant. Il est donc important d'en parler à un professionnel de santé dès que possible.
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Quelles sont les causes et les facteurs aggravants de l'adénomyose selon la naturopathie ?
Quel est le rôle de l'hyperœstrogénie relative dans le développement de l'adénomyose ?
On parle souvent d'un "excès d'œstrogènes", mais c'est plus subtil que cela. Dans l'adénomyose, l'essentiel de l'excès œstrogénique est fabriqué sur place, par les lésions elles-mêmes, via une enzyme appelée aromatase. À cela s'ajoute une résistance locale à la progestérone. Voilà pourquoi votre bilan hormonal peut être normal alors que votre utérus, lui, ne l'est pas — et pourquoi le travail naturopathique porte sur l'élimination des œstrogènes (foie, intestin) et sur l'inflammation, plutôt que sur le seul "taux d'œstrogènes".
Pourquoi la congestion pelvienne aggrave-t-elle les douleurs utérines ?
La congestion pelvienne (au sens naturopathique : stase circulatoire) désigne une mauvaise circulation sanguine et lymphatique dans le bas-ventre. Les fluides stagnent dans la région utérine, ce qui empêche une bonne oxygénation des tissus et accentue considérablement les douleurs et la lourdeur des saignements.
Ainsi, l'ischémie utérine (la baisse d'apport en oxygène pendant les contractions) est le mécanisme reconnu de la douleur menstruelle. Les prostaglandines PGF2α provoquent des contractions du myomètre qui compriment les petits vaisseaux ; le muscle privé d'oxygène envoie un signal douloureux, exactement comme une crampe. Tout ce qui améliore la circulation locale (chaleur, mouvement, respiration diaphragmatique) agit directement sur ce mécanisme.
Comment l'inflammation chronique de bas grade alimente-t-elle la maladie ?
L'inflammation chronique de bas grade maintient votre système immunitaire en alerte constante. Cet état inflammatoire permanent est très souvent alimenté par le stress chronique, une alimentation inadaptée ou un microbiote intestinal déséquilibré (dysbiose).
💡 Le lien intestin–œstrogènes : l'estrobolome
Vos œstrogènes ne disparaissent pas après avoir agi : le foie les inactive en les "emballant" (conjugaison), puis les élimine dans la bile, donc dans l'intestin. Or certaines bactéries intestinales produisent une enzyme, la bêta-glucuronidase, capable de "déballer" ces œstrogènes juste avant leur sortie. Résultat : ils redeviennent actifs et repassent dans la circulation. L'ensemble des gènes bactériens capables de faire cela porte un nom : l'estrobolome(Baker et al., Maturitas, 2017). Une dysbiose peut donc littéralement modifier votre exposition aux œstrogènes, indépendamment de ce que vos ovaires produisent.
C'est un mécanisme bien décrit, dont l'application clinique précise à l'adénomyose reste encore à établir.
Quelle alimentation adopter pour éteindre l'inflammation de l'adénomyose et aider le foie ?
- Soutenir le foie pour éliminer les œstrogènes (le foie est l'organe qui recycle vos hormones ; mettez à l'honneur les crucifères comme le brocoli ou le chou, et les plantes amères comme l'artichaut ou le pissenlit…).
- Adopter une alimentation anti-inflammatoire stricte (augmentez massivement vos apports en Oméga-3 via les huiles de lin, de caméline, ou les petits poissons gras).
🗒️ Les oméga-3 à longue chaîne (EPA et DHA) entrent en compétition avec l'acide arachidonique, issu de l'excès d'oméga-6 et des produits animaux, pour les mêmes enzymes. Résultat : moins de prostaglandines pro-inflammatoires et pro-contractiles, et davantage de médiateurs qui éteignent activement l'inflammation. Une méta-analyse de 12 essais (881 femmes) retrouve une réduction importante de la douleur menstruelle avec 300 à 1800 mg d'EPA+DHA par jour pendant 2 à 3 mois (Snipe et al., Nutrition & Dietetics, 2024).
⚠️ Mais attention : les huiles de lin ou de caméline apportent de l'ALA, converti à moins de 8 % en EPA. Si vous êtes végétarienne, une huile d'algues titrée en EPA/DHA est la seule option réellement équivalente.
- Bannir les perturbateurs endocriniens (réduisez au maximum les aliments industriels, et privilégiez les produits biologiques pour éviter les pesticides mimant les œstrogènes, connus sous le nom de xylœstrogènes…). Dans votre quotidien aussi, évitez les contenants alimentaires chauffés en plastique, tickets de caisse thermiques, cosmétiques parfumés, conserves etc.
- Lutter contre l'anémie (intégrez des aliments riches en fer biodisponible et en vitamine C pour favoriser son absorption afin de compenser les pertes de sang importantes de l'adénomyose…).
Focus sur le fer
Attention à ne jamais se supplémenter en fer "à l'aveugle" : lors de votre bilan sanguin, demandez une ferritine accompagnée d'une CRP. La ferritine est une protéine de l'inflammation : en contexte inflammatoire, elle peut être faussement normale alors que les réserves sont vides. C'est extrêmement fréquent dans l'adénomyose et c'est la raison n°1 des carences non diagnostiquées.
Le coefficient de saturation de la transferrine est souvent plus informatif que la ferritine seule dans ce contexte — si vous avez la possibilité de le doser, c'est l'idéal.
Pour ce qui est des ennemis du fer : thé, café et calcium diminuent l'absorption du fer non héminique — les décaler d'au moins une heure des repas riches en fer. Magnésium et zinc ne font également pas bon ménage, de même que les polyphénols (par exemple des infusions riches en plantes comme la vigne rouge).
⚠️ Une supplémentation en fer un jour sur deux est mieux absorbée qu'une prise quotidienne (effet de l'hepcidine).
Quels sont les remèdes naturels et les plantes pour soulager les crises d'adénomyose ?
L'Achillée Millefeuille : hémostatique pour réduire les saignements abondants et antispasmodique pour calmer les violentes contractions de l'utérus.
Les données en recherches humaines existent, mais portent sur la dysménorrhée primaire, pas sur l'adénomyose même: un essai randomisé en double aveugle contre placebo (Jenabi & Fereidoony, J Pediatr Adolesc Gynecol, 2015) montre une réduction significative de l'intensité douloureuse sur 2 cycles, en infusion pendant 3 jours.
⚠️ Famille des Astéracées (allergies croisées avec ambroisie, camomille, armoise). Contre-indication pendant la grossesse. Photosensibilisation possible.
- Le Framboisier en bourgeons : la gemmothérapie de framboisier est un usage traditionnel bien ancré en naturopathie féminine ; je l’utilise sur la base de l’observation clinique, sans qu’il existe à ce jour d’essai clinique publié.
- Le curcuma et le gingembre (pris à hautes doses en extraits standardisés, ils agissent comme des anti-inflammatoires naturels puissants sans agresser la muqueuse de votre estomac…).
⚠️Le curcuma est un anti-inflammatoire naturel intéressant, mais dans le cas précis de l’adénomyose il demande un encadrement.
La curcumine chélate le fer et possède un effet antiagrégant : chez une femme qui saigne beaucoup et dont les réserves en fer sont déjà basses, une prise prolongée à haute dose peut aggraver la carence. Je ne le propose donc jamais sans connaître la ferritine, et je le décale volontiers en dehors de la période des règles.
- Les applications locales (les cataplasmes de gel d'argile verte ou d'huile de ricin chaude posés sur le bas-ventre pour décongestionner la zone pelvienne et soulager instantanément la douleur physique).
⁉️Quand consulter sans attendre
La naturopathie accompagne, elle ne remplace pas un suivi médical. Certains signes imposent un avis rapide :
- Vous imprégnez complètement une protection maxi en moins d'une heure, deux heures de suite.
- Vous ressentez des vertiges, un essoufflement inhabituel, des palpitations ou une pâleur marquée.
- Vos douleurs deviennent brutales, différentes de d'habitude, ou s'accompagnent de fièvre.
- Vous avez des saignements en dehors des règles ou après les rapports.
- Vos saignements apparaissent ou s'aggravent après la ménopause.
Et si vous n’avez pas encore de diagnostic : l’examen de première intention est l’échographie pelvienne par voie endovaginale réalisée par un praticien formé aux critères MUSA ; l’IRM pelvienne complète le bilan dans les cas complexes ou en cas de suspicion d’endométriose associée.
Demander explicitement « une recherche d’adénomyose » change souvent le résultat de l’examen.
Comment reprendre le contrôle de votre santé gynécologique face à l'adénomyose ?
L'adénomyose est une pathologie complexe qui demande beaucoup de patience. Toutefois, elle n'est pas une fatalité. En agissant sur l'alimentation anti-inflammatoire, en chouchoutant votre foie pour réguler vos hormones, et en calmant votre système nerveux, il est possible de réduire significativement la douleur, de mieux supporter les règles, et de reprendre une vie qui ne s'organise plus autour de votre cycle.
Certaines femmes voient leurs symptômes fortement diminuer, d'autres obtiennent une amélioration partielle : dans les deux cas, ce n'est jamais du temps perdu, car le terrain travaillé sert aussi votre énergie, votre digestion et votre sommeil.
Dans mes accompagnements, je ne travaille jamais tous ces axes en même temps. L'ordre compte : on commence généralement par le terrain nerveux et le terrain digestif, parce qu'un foie engorgé ou un intestin déséquilibré ne métabolisera pas correctement les œstrogènes, quels que soient les compléments pris ensuite. Le protocole hormonal vient après, pas avant.
Vous avez l'impression d'avoir déjà tout essayé face à la douleur ? Vous n'avez pas à subir vos règles chaque mois dans le silence et la culpabilité.
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La médecine conventionnelle propose généralement des traitements hormonaux de première intention. Il s'agit le plus souvent de la pilule contraceptive prise en continu ou de la pose d'un stérilet hormonal (Mirena). L'objectif est de bloquer les règles pour stopper les saignements hémorragiques.
L'hystérectomie (l'ablation chirurgicale de l'utérus) reste le traitement définitif, proposé uniquement en dernier recours lorsque la pathologie devient handicapante et réfractaire aux autres méthodes.
L'adénomyose complique parfois la fertilité, mais elle ne rend pas systématiquement stérile. L'inflammation chronique et l'épaississement du muscle utérin créent un environnement pelvien difficile pour l'implantation de l'embryon.
Un accompagnement médical et naturopathique adapté peut permettre de réduire cette inflammation et d'optimiser vos chances de grossesse.
Il faut généralement compter entre trois et six cycles menstruels complets pour observer une réduction significative des douleurs pelviennes et des saignements.
L'approche naturelle demande de la régularité dans la mise en place de l'alimentation anti-inflammatoire, la gestion du système nerveux et la prise de plantes antispasmodiques.
Oui, le plus souvent : les lésions étant dépendantes des œstrogènes, les symptômes régressent nettement après la ménopause. C’est une information très rassurante, rarement donnée. À nuancer si traitement hormonal substitutif.
Oui. Une part des adénomyoses est asymptomatique et découverte fortuitement. L’intensité des lésions à l’imagerie ne prédit pas l’intensité des symptômes.
Aucune donnée solide ne le démontre spécifiquement dans l’adénomyose. Certaines femmes constatent une amélioration, d’autres non. Le plus intéressant reste de tester de façon structurée et puis réintroduction, plutôt qu’une éviction définitive à l’aveugle qui appauvrit l’alimentation et le microbiote.
Oui, totalement.
Non, et les deux coexistent chez jusqu’à la moitié des patientes.
Sources :
- Leyendecker G., Wildt L., Mall G. The pathophysiology of endometriosis and adenomyosis: tissue injury and repair. Archives of Gynecology and Obstetrics, 2009;280(4):529-538.
- Leyendecker G., Wildt L. A new concept of endometriosis and adenomyosis: tissue injury and repair (TIAR). Hormone Molecular Biology and Clinical Investigation, 2011;5(2):125-142.
- Habiba M., Benagiano G., Guo S.-W. An appraisal of the tissue injury and repair (TIAR) theory on the pathogenesis of endometriosis and adenomyosis. Biomolecules, 2023;13(6):975.
- Vannuccini S., Petraglia F. Recent advances in understanding and managing adenomyosis. F1000Research, 2019;8:283.
- Bourdon M. et al. Adenomyosis: an update regarding its diagnosis and clinical features. Journal of Gynecology Obstetrics and Human Reproduction, 2021;50(10):102228.
- Chapron C. et al. Diagnosing adenomyosis: an integrated clinical and imaging approach. Human Reproduction Update, 2020;26(3):392-411.
- Van den Bosch T. et al. Terms, definitions and measurements to describe sonographic features of myometrium and uterine masses: MUSA consensus. Ultrasound in Obstetrics & Gynecology, 2015;46(3):284-298 (révisé en 2022).
- Martire F.G. et al. Prevalence of adenomyosis in symptomatic adolescents and young women: a systematic review and meta-analysis. F&S Reviews, 2024.
- Baker J.M., Al-Nakkash L., Herbst-Kralovetz M.M. Estrogen–gut microbiome axis: physiological and clinical implications. Maturitas, 2017;103:45-53.
- Snipe R.M.J. et al. Omega-3 long chain polyunsaturated fatty acids as a potential treatment for reducing dysmenorrhoea pain: systematic literature review and meta-analysis. Nutrition & Dietetics, 2024;81(1):94-106.
- Kashefi F. et al. Effect of ginger (Zingiber officinale) on heavy menstrual bleeding: a placebo-controlled, randomized clinical trial. Phytotherapy Research, 2015;29(1):114-119.
- Jenabi E., Fereidoony B. Effect of Achillea millefolium on relief of primary dysmenorrhea: a double-blind randomized clinical trial. Journal of Pediatric and Adolescent Gynecology, 2015;28(5):402-404.
- Jiao Y. et al. Curcumin, a cancer chemopreventive and chemotherapeutic agent, is a biologically active iron chelator. Blood, 2009;113(2):462-469.
- Means R.T. Jr. Ironing out complementary medicine. Blood, 2009;113(2):270-271.