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Lorsqu’une femme et/ou personne menstruée fait le choix d’une interruption volontaire de grossesse (IVG), deux méthodes médicales existent aujourd’hui en France : l’IVG médicamenteuse et l’IVG instrumentale.
Ces deux options diffèrent dans leur déroulement, leurs sensations physiques et parfois leur vécu émotionnel. Comprendre ces différences permet de faire un choix éclairé, plus aligné avec son corps, son contexte de vie et ses besoins.
Dans tous les cas cette décision est propre à chacun, et quelque soit ce choix, il est compatible avec un accompagnement naturopathique pour aider le corps à récupérer au mieux.
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L’IVG médicamenteuse consiste à provoquer l’interruption de la grossesse par la prise de médicaments soit à son domicile, soit dans une structure médicale. Elle est possible jusqu’à 7 semaines de grossesse (soit 9 semaines d’aménorrhée*).
Elle consiste en la prise successive de 2 médicaments :
- Prise d’un premier médicament qui bloque l’action de la progestérone, hormone indispensable au maintien de la grossesse.
- 24 à 48 heures plus tard, prise d’un second médicament qui provoque des contractions de l’utérus et l’expulsion du contenu utérin.
L’expulsion se produit généralement dans les heures qui suivent, mais peut parfois prendre un peu plus de temps. Les symptômes peuvent être variables d'une personnes à l'autre dont :
- Saignements parfois abondants
- Douleurs pelviennes ou abdominales (comparables à des règles douloureuses)
- Fatigue, nausées
Les points forts
- Méthode non invasive
- Peut être vécue à domicile
- Donne parfois un sentiment de contrôle et d’intimité
Les limites
- Processus parfois plus long
-
Douleurs et saignements imprévisibles
- Nécessite un suivi médical pour vérifier que l’IVG est complète
L’IVG instrumentale (par aspiration) est une intervention médicale réalisée dans un établissement de santé. Elle est possible jusqu’à 14 semaines de grossesse (16 semaines d’aménorrhée).
L’intervention dure en général quelques minutes. Elle est réalisée sous anesthésie locale ou générale. Le contenu utérin est retiré par aspiration. La personne peut rentrer chez elle le jour même, après un temps de repos et de surveillance.
Les symptômes sont moins variables d'une personnes à l'autre et on rapporte ainsi :
- Peu ou pas de douleur pendant l’acte (selon l’anesthésie)
- Saignements modérés dans les jours suivants
- Fatigue passagère
Les points forts
- Méthode rapide
- Cadre médical qui peut rassurer
- Souvent vécue comme moins douloureuse physiquement
- Moins d’incertitude sur le déroulement
Les limites
- Acte médical invasif
- Nécessite un déplacement et une organisation logistique
- Peut être impressionnante pour certaines personnes
Il n’existe pas de “meilleure” méthode. Le choix dépend de nombreux facteurs et vous appartient :
- L’avancement de la grossesse
- L’état de santé et vos antécédents
- L’accès aux soins
- Le rapport au corps et au médical
- Le besoin d’intimité ou au contraire d’encadrement
- L’expérience personnelle de la douleur
- Le contexte émotionnel et psychologique
Certaines personnes préfèrent vivre le processus chez elles, d’autres se sentent plus en sécurité avec une intervention rapide et encadrée. Les deux choix sont légitimes.
Afin d'aider les clientes que je reçois dans le cadre de mon accompagnement spécial IVG, je leur met à disposition un ebook complet pour mieux vivre cette période. En exclusivité, je vous laisse cliquer sur ce lien afin d'avoir accès au QCM d'aide à la prise de décision issu de cet ebook.
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Quelle que soit la méthode, après une IVG le corps a besoin de repos. Le cycle menstruel met parfois quelques semaines à se réguler. De même, les émotions peuvent être multiples, changeantes, parfois contradictoires mais toutes sont légitimes à ressentir.
Un suivi médical est essentiel, mais un accompagnement global (physique, hormonal, émotionnel) peut aussi être précieux.
A retenir
L’IVG médicamenteuse et instrumentale diffèrent par leur déroulement, leur temporalité et leur vécu corporel.
Le bon choix est celui qui respecte votre corps, votre rythme et votre situation.
Lexique :
- semaines d’aménorrhée : semaines sans menstruations