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Enora BODIN
Docteur en Science Biologie et Naturopathe en Santé féminine
J'ai décidé de me tourner vers la Naturopathie pour accompagner les femmes. Forte de mes études universitaires (année de médecine puis parcours en Biologie Santé) et de ma curiosité pour la santé naturelle, je propose une naturopathie moderne et scientifique pour un accompagnement complet avec douceur et empathie.
Je propose des séances à distance par visio où que vous soyez en France ou dans le Monde. J'exerce également par en présentiel à Lalinde (à 20 minutes de Bergerac), mais aussi une fois par mois au Bugue (à 30 minutes de Sarlat).
Deuil et Avortement : Apaiser son corps et se reconstruire
Réponse rapide : Le deuil après un avortement est une réalité psychologique et biologique légitime. La chute hormonale post-IVG accentue la tristesse et la fatigue de l'organisme. Pour vous reconstruire, accueillez vos émotions, soutenez votre système nerveux avec une alimentation ciblée et utilisez des outils holistiques pour apaiser votre corps.
Vous ressentez un vide immense après votre interruption de grossesse ? La société s'attend souvent à ce que les femmes reprennent leur vie normale immédiatement. Faire un choix douloureux reste une véritable épreuve.
Ce guide brise le silence autour du deuil après un avortement.
Vous y découvrirez comment fonctionne ce deuil particulier, pourquoi la biologie amplifie vos émotions, et quels conseils naturopathiques utiliser pour cicatriser pas à pas.
⚠️ Si vous avez besoin d'aide maintenant
Certaines situations demandent une réponse immédiate, et pas seulement lire un article de blog.
Sur le plan physique, contactez sans attendre le service qui a réalisé l'intervention, votre médecin, ou le 15 :
- saignements très abondants (plus de deux protections maximales entièrement imbibées par heure, pendant deux heures) ;
- fièvre supérieure à 38 °C, frissons, pertes malodorantes ;
- douleurs abdominales intenses qui ne cèdent pas aux antalgiques ;
- malaise, vertiges, sensation de perte de connaissance.
Sur le plan psychique, si vous avez des idées noires, si vous pensez à mettre fin à vos jours, ou si vous vous sentez en danger :
- 3114 : numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24 et 7 j/7, en France.
- Vous pouvez aussi appeler le 15, vous rendre aux urgences, ou contacter votre médecin traitant.
Demander de l'aide dans ces moments-là n'est pas un aveu de faiblesse. C'est la seule chose à faire, et elle est urgente.
Avant-propos : il n'y a pas une seule façon de vivre un avortement
Cet article parle du deuil après une interruption de grossesse. Il faut donc commencer par dire ce que le deuil n'est pas : il n'est pas la règle, et il n'est pas ce que vous devriez ressentir absolument.
Les études qui ont suivi des femmes pendant plusieurs années après une IVG convergent sur un point : l'émotion la plus fréquemment rapportée est le soulagement, immédiatement et durablement. La très grande majorité des femmes considèrent, avec le recul, que leur décision était la bonne, et cette proportion augmente avec le temps. Aucune société savante de psychiatrie ou de gynécologie ne reconnaît de "syndrome post-avortement" : ce qui prédit le mieux l'état psychologique après une IVG, c'est l'état psychologique avant la grossesse, et les conditions dans lesquelles la décision a pu être prise.
Si vous allez bien et ne ressentez pas de processus de deuil, vous n'êtes donc ni insensible, ni dans le déni, ni en train de refouler quoi que ce soit — et vous pouvez refermer cet article sans culpabilité.
Par contre, si vous n'allez pas bien, si quelque chose reste coincé, si la tristesse s'installe, si vous n'arrivez pas à en parler, alors cet article est écrit pour vous. Parce que ces émotions existent, qu'elles sont réelles, et que les femmes qui ressentent cela sont presque toujours renvoyées soit au silence, soit à des discours culpabilisants. Vous méritez mieux que ces deux options.
On peut aussi ressentir du soulagement et de la tristesse en même temps. Ce n'est pas contradictoire, et cela ne signifie pas que vous regrettez votre décision. Les émotions humaines ne fonctionnent pas de façon binaire.
Pourquoi le deuil après un avortement est-il une réalité psychologique légitime ?
Vous culpabilisez de pleurer un événement que vous avez choisi ? Le deuil après un avortement est souvent qualifié de deuil désavoué. La société ne reconnaît pas ouvertement cette perte. Ce manque de reconnaissance extérieure vous pousse souvent à invalider votre propre souffrance.
Quelles sont les manifestations émotionnelles et physiques de ce deuil ?
L'interruption de grossesse provoque de multiples réactions en chaîne. Les manifestations prennent plusieurs formes :
- Troubles physiques ressentis (sentiment de vide dans le bas-ventre, tensions pelviennes, fatigue sourde…)
- Fluctuations émotionnelles intenses (regrets passagers, colères inexpliquées, larmes soudaines…)
- Inquiétudes mentales persistantes (anxiété face à l'avenir, peurs concernant la fertilité future, baisse de l'estime de soi…)
Comment le crash hormonal accentue-t-il la déprime post-avortement ?
Vous avez l'impression de ne plus reconnaître vos réactions ? Une part de ce que vous traversez a une base biologique.
Dès les premières semaines, une grossesse modifie profondément votre chimie interne. La progestérone monte, et avec elle sa forme active dans le cerveau, l'alloprégnanolone, qui module le principal système d'apaisement neuronal. Lorsque la grossesse s'interrompt, ce soutien disparaît brutalement. On sait, par les travaux menés sur le post-partum, qu'un tel retrait s'accompagne de modifications mesurables du fonctionnement cérébral et d'une vulnérabilité émotionnelle accrue. Cela pourrait donc plausiblement s'appliquer au post-avortement.
Deux nuances importantes, que l'on trouve rarement écrites :
- La première : l'ampleur du retrait dépend directement du terme. À six semaines de grossesse, les taux hormonaux sont bien plus bas qu'à douze semaines, et sans comparaison avec ceux d'un accouchement. Plus l'interruption est précoce, plus la composante hormonale de ce que vous ressentez est faible. Si vous avez interrompu une grossesse très tôt et que vous allez mal, l'explication est probablement à chercher ailleurs que dans vos hormones : dans le contexte de la décision, dans votre solitude, dans une relation, dans une situation matérielle.
- La seconde : ces mécanismes ont été étudiés en détail après un accouchement, beaucoup moins après une interruption de grossesse. Le raisonnement est cohérent et je le crois solide, mais je préfère vous dire qu'il s'agit d'une extrapolation plutôt que de vous présenter une certitude.
Votre hyperémotivité des premiers jours n'est pas une faille de caractère, et elle n'est pas non plus le signe que vous auriez pris la mauvaise décision. Le corps met quelques semaines à retrouver son équilibre. Ce délai est normal.
Vous traversez ce deuil en silence et ressentez le besoin d'en parler ?
Vous avez le droit de demander de l'aide. Prenez un temps d'échange et d'écoute. Réservez votre créneau sur Calendly avec Enora pour trouver un espace sécurisant, bienveillant et sans aucun jugement. Mon accompagnement IVG est aussi fait pour les femmes qui ont eu recours dans les 3 à 4 mois à une IVG.
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Comment nourrir votre système nerveux pour apaiser vos émotions ?
Vous vous sentez épuisée par cette tempête intérieure ? L'alimentation joue un rôle direct sur la fabrication des nouvelles molécules de sérénité par votre cerveau.
Quels aliments privilégier pour booster la sérotonine ?
Pour favoriser un sommeil réparateur et calmer les angoisses nocturnes, invitez les précurseurs de la sérotonine à votre table. Le tryptophane est un acide aminé essentiel à ce processus.
- Sources de tryptophane végétal (bananes, noix, graines de courge…)
- Céréales complètes apaisantes (riz complet, avoine, sarrasin…)
Pourquoi le magnésium et les vitamines B sont-ils indispensables ?
Le magnésium et les vitamines du groupe B agissent comme de véritables boucliers anti-stress. Ils calment l'hyper-émotivité et soutiennent le système nerveux central.
- Aliments riches en magnésium (chocolat noir, avocat, oléagineux…)
- Aliments riches en vitamines B (légumes verts à feuilles, légumineuses, levure de bière…)
Comment lutter contre la fatigue liée à l'anémie ?
On lit souvent que l'avortement provoque une anémie, mais cela est rarement exact. Le saignement d'une interruption précoce est comparable à celui de règles abondantes, et l'anémie sévère est une complication peu fréquente.
Ce qui est vrai, en revanche, et beaucoup plus utile à savoir : de nombreuses femmes en âge d'avoir des enfants ont déjà, avant toute grossesse, des réserves en fer basses. Et une réserve basse retentit sur la fatigue, la concentration et l'humeur bien avant que l'hémoglobine ne baisse, donc bien avant qu'on parle d'anémie.
Un saignement supplémentaire peut suffire à faire basculer un équilibre déjà fragile.
La bonne démarche n'est donc pas de supposer, mais de mesurer. Si votre fatigue persiste au-delà de deux à trois semaines, demandez un dosage de la ferritine, et non seulement une numération. La ferritine reflète vos réserves ; l'hémoglobine ne se modifie qu'en dernier. Faites-la doser avec une CRP, car la ferritine s'élève en cas d'inflammation et peut alors donner un résultat faussement rassurant.
En attendant, soutenez vos apports : sources animales si vous en consommez, et pour les sources végétales (lentilles, pois chiches, épinards, graines de courge) associez systématiquement une source de vitamine C au même repas, et éloignez le thé et le café d'au moins une heure, car ils réduisent nettement l'absorption.
Quels outils holistiques utiliser pour apaiser la douleur du deuil ?
Vous cherchez des moyens naturels pour apaiser votre cœur ? La naturopathie moderne offre des accompagnements doux pour libérer la douleur. Ce que je vous propose ci-dessous a soit une base physiologique identifiable, soit un usage traditionnel.
L'odeur, parce qu'elle court-circuite le mental
L'olfaction est le seul de nos sens qui atteigne le système limbique, le cerveau émotionnel, sans passer par les relais du cortex. C'est ce qui explique qu'une odeur puisse modifier un état émotionnel en quelques secondes, avant même toute réflexion.
En pratique, les hydrolats sont plus doux et plus sûrs que les huiles essentielles, et suffisent largement dans cette indication. Un hydrolat de fleur d'oranger ou de camomille romaine, vaporisé sur les poignets ou sur l'oreiller, peut servir de repère apaisant, particulièrement au moment du coucher. Ce qui compte ici n'est pas tant la plante que la régularité : c'est la répétition qui installe l'association entre l'odeur et l'état d'apaisement.
La chaleur sur le ventre
Une bouillotte sur le bas-ventre soulage les contractions utérines par relâchement musculaire, et envoie au système nerveux un signal de sécurité : la chaleur sur l'abdomen est associée à l'état de repos et de digestion. C'est simple, immédiat, sans risque, et souvent plus efficace que ce à quoi on s'attendrait.
Poser des mots, pour votre cerveau autant que pour votre cœur
L'écriture expressive (écrire pendant quinze à vingt minutes ce que vous ressentez vraiment, sans vous relire, sans souci de forme, plusieurs jours de suite) est l'une des rares interventions psychologiques auto-administrées dont l'effet a été mesuré à de nombreuses reprises sur le retentissement émotionnel d'événements difficiles.
Le contact avec votre corps, quand vous vous sentez prête
Dès que les saignements ont cessé, un auto-massage doux de l'abdomen avec une huile végétale tiède (amande douce, sésame) aide à se réapproprier un ventre parfois vécu comme étranger ou hostile. Prenez le temps qu'il vous faut : il n'y a aucune urgence, et si ce geste vous met mal à l'aise, ce n'est pas le moment. Issu notamment de l'ayurvéda, où le massage à l'huile tiède occupe une place centrale dans les périodes de transition.
📍 Aucune plante, aucun complément et aucun rituel ne remplace un accompagnement psychologique si vous en avez besoin. Si la tristesse s'installe au-delà de quelques semaines, si vous vous coupez de vos proches, si vous ne dormez plus, ou si des images de l'intervention reviennent malgré vous, ce n'est pas un manque de magnésium : ce sont des signes qui demandent un professionnel de la santé mentale. Je travaille volontiers en complément d'un tel suivi. Jamais à sa place.
Quels rituels mettre en place pour matérialiser ce deuil et avancer ?
Vous avez besoin de donner une place à cette histoire ? Les étapes rituelles aident le cerveau à matérialiser le passage d'une étape de vie à une autre.
Poser des mots permet d'extérioriser la souffrance. Tenez un journal intime pour y déposer votre colère, votre tristesse ou vos doutes. Vous pouvez écrire une lettre à cette grossesse, puis la brûler ou l'enterrer. Cet acte symbolique favorise une profonde libération émotionnelle.
Créez un rituel d'ancrage dans la nature. Planter une fleur, une plante médicinale ou un arbre permet de transformer cette douleur en énergie de vie.
Dès que les saignements ont cessé, reconnectez-vous à votre corps par le toucher. Pratiquez un auto-massage doux de l'abdomen avec une huile tiède. Ce geste aide à se réapproprier un utérus parfois perçu comme traumatisé ou vidé.
Retrouver la lumière et honorer son corps après un avortement
Vous vous demandez si cette douleur s'apaisera un jour ? Le deuil après un avortement demande du temps, de la patience et une infinie douceur envers vous-même. Ce que vous ressentez est réel, légitime et mérite d'être entendu.
En nourrissant votre corps par une alimentation revitalisante, en accueillant vos larmes et en vous appuyant sur la naturopathie, vous permettrez à votre cœur de cicatriser et à votre cycle de retrouver sa lumière.
Vous traversez cette période en silence et vous avez besoin d'un espace pour la déposer ?
J'ai construit un accompagnement spécifique pour cette situation : trois séances, à 90 € pour l'ensemble. Nous prenons le temps du récit, nous soutenons votre système nerveux et vos réserves, et nous accompagnons la reprise de votre cycle. Ni jugement, ni interprétation de votre décision : c'est la vôtre. Si vous avez moins de vingt ans, cet accompagnement est entièrement gratuit. Sans condition, et sans avoir à vous justifier.
En cabinet à Lalinde, en Dordogne, ou en visioconférence où que vous soyez.
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❗ IVG et IMG : deux réalités qu'il ne faut pas confondre
On emploie souvent le mot "avortement" pour désigner deux situations profondément différentes, et cette confusion fait du tort aux femmes des deux groupes.
L'interruption volontaire de grossesse concerne une grossesse qu'on ne souhaite pas ou qu'on ne peut pas poursuivre. Elle a lieu, dans l'immense majorité des cas, dans les toutes premières semaines. La décision est difficile, parfois douloureuse, mais elle est le plus souvent vécue avec soulagement.
L'interruption médicale de grossesse concerne le plus souvent une grossesse désirée, parfois attendue depuis longtemps, qu'une anomalie fœtale grave ou un danger pour la mère oblige à interrompre, souvent tardivement. Il y a un accouchement. Parfois une rencontre avec l'enfant, un prénom, une inhumation. C'est un deuil périnatal au sens plein du terme, et les études montrent qu'il peut rester intense plusieurs années, avec une résurgence marquée autour de la date à laquelle l'enfant aurait dû naître.
Si vous avez vécu une IMG, une grande partie de ce que vous lirez ici peut vous concerner mais insuffisamment. Votre situation demande un accompagnement spécifique en deuil périnatal, et souvent un suivi psychologique dédié. Des associations existent, comme Petite Émilie ou Agapa, et les maternités disposent d'équipes formées à cela.
Et après ? Retour du cycle, fertilité et contraception
Ce sont les questions les plus fréquentes, et les moins souvent posées à voix haute.
Votre fertilité revient immédiatement. C'est le point le plus important, et le plus méconnu : après une interruption précoce, une ovulation peut survenir dès huit à dix jours. Une nouvelle grossesse est possible avant que vous n'ayez saigné une seule fois. Si vous ne souhaitez pas être enceinte, la contraception doit être mise en place tout de suite, sans attendre les prochaines règles.
Les règles reviennent généralement entre quatre et six semaines après l'intervention. Les premiers cycles peuvent être irréguliers, plus longs ou plus courts, avec un flux modifié. Deux à trois cycles sont souvent nécessaires avant de retrouver votre rythme habituel. C'est normal et cela ne présage rien de votre fertilité future.
Une IVG n'altère pas votre fertilité. C'est une inquiétude très fréquente, et les données sont rassurantes : une interruption de grossesse réalisée dans un cadre médical n'augmente pas le risque d'infertilité ultérieure, de fausse couche ni de grossesse extra-utérine.
Sur le plan de la reprise, les repères habituels sont : pas de rapport ni de tampon ni de bain tant que les saignements persistent, en pratique une à deux semaines, le temps que le col se referme. Ces consignes vous sont normalement données par l'équipe qui vous a prise en charge : ce sont elles qui font foi.
Enfin, sachez que la consultation psychosociale est proposée à toutes les femmes, avant et après, et qu'elle est obligatoirement proposée aux mineures. Elle est gratuite. Beaucoup de femmes l'ignorent ou n'osent pas la demander.
Reconnaître un état de stress post-traumatique
Certaines femmes ne traversent pas un deuil mais un traumatisme. La distinction n'est pas académique et elle change complètement la prise en charge.
Le traumatisme n'est pas lié à la décision elle-même, mais aux conditions dans lesquelles elle s'est déroulée : douleur mal prise en charge, sentiment d'avoir été traitée sans égard, examen vécu comme intrusif, isolement, pression de l'entourage, délai qui a rendu la démarche urgente et angoissante.
Les signes qui orientent vers un traumatisme plutôt que vers un deuil :
- Des images, des sensations ou des sons de l'intervention qui reviennent malgré vous, comme s'ils se reproduisaient ;
- Des cauchemars répétitifs ;
- Un évitement actif de tout ce qui y ramène : le lieu, les examens gynécologiques, les conversations sur la grossesse ;
- Un état d'alerte permanent, des sursauts, une hypervigilance, un sommeil qui ne vient plus ;
- Une sensation d'irréalité, ou d'être déconnectée de votre propre corps.
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces items un mois après l'intervention, ne restez pas seule avec cela.Les thérapies spécifiques du psychotraumatisme (thérapies cognitivo-comportementales centrées sur le trauma, EMDR) sont efficaces et souvent brèves.
Un psychologue, un psychiatre, ou un centre régional de psychotraumatisme peuvent vous recevoir. Mon accompagnement peut soutenir votre terrain nerveux en parallèle, mais il ne traite pas un traumatisme.
Foire Aux Questions (FAQ)
La fatigue physique intense dure généralement d'une à trois semaines. Cette durée dépend de la méthode utilisée, de l'abondance des saignements et de la rapidité avec laquelle vos hormones (progestérone et œstrogènes) retrouvent leur équilibre naturel.
Oui. Le deuil est un processus psychologique non linéaire.
Les fluctuations hormonales liées à vos cycles menstruels suivants, ou l'approche de la date théorique du terme de la grossesse, peuvent raviver le sentiment de vide plusieurs mois après l'intervention.
Consultez un psychologue ou un conseiller spécialisé en périnatalité pour la prise en charge du traumatisme psychologique. En complément, un naturopathe vous accompagne pour rééquilibrer votre système nerveux, pallier les carences physiques et soutenir votre sphère hormonale.
Oui, tout à fait. C'est même le cas le plus fréquent : les études de suivi montrent que le soulagement est l'émotion dominante rapportée par la majorité des femmes. Ne pas ressentir de tristesse ne signifie ni insensibilité, ni déni, ni refoulement d'une souffrance qui ressortirait plus tard. Il n'existe pas de deuil obligatoire.
Très vite. Après une interruption précoce, une ovulation peut survenir dès huit à dix jours. Une nouvelle grossesse est possible avant même d'avoir saigné. Si vous ne souhaitez pas être enceinte, la contraception doit être mise en place immédiatement.
Non. Une interruption volontaire de grossesse réalisée dans un cadre médical n'augmente pas le risque d'infertilité, de fausse couche ni de grossesse extra-utérine par la suite. C'est une inquiétude très répandue, et les données disponibles sont rassurantes.
Sources
Rocca CH, Kimport K, Roberts SCM, Gould H, Neuhaus J, Foster DG. Decision rightness and emotional responses to abortion in the United States: a longitudinal study. PLoS ONE, 2015;10(7):e0128832.
Biggs MA, Upadhyay UD, McCulloch CE, Foster DG. Women's mental health and well-being 5 years after receiving or being denied an abortion. JAMA Psychiatry, 2017;74(2):169-178.
National Collaborating Centre for Mental Health / Academy of Medical Royal Colleges. Induced abortion and mental health: a systematic review. 2011.
American Psychological Association, Task Force on Mental Health and Abortion. Report of the APA Task Force on Mental Health and Abortion. 2008.
Doka KJ. Disenfranchised Grief: Recognizing Hidden Sorrow. Lexington Books, 1989.
Beard JL, Hendricks MK, Perez EM, et al. Maternal iron deficiency anemia affects postpartum emotions and cognition. Journal of Nutrition, 2005;135(2):267-272.
ivg.gouv.fr - site officiel d'information sur l'IVG (délais, méthodes, parcours).
ameli.fr - prise en charge, remboursement, consultations préalables.
Haute Autorité de Santé - recommandations sur l'IVG médicamenteuse et instrumentale.